journal

Podcast: l’invincible résistance au fondamentalisme islamiste

December 08, 2018

A l’occasion du soixante-dixième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, Karima Bennoune rapporteur spéciale auprès de l’Organisation des Nations Unies viendra parler comme juriste et femme engagée de toutes les histoires des femmes et des hommes qui résistent au fondamentalisme islamiste. Elle a restitué la teneur de toutes ses interviews qu’elle a colligées dans un ouvrage. En effet, tout au long de ses voyages dans les foyers de tension de par le monde et tout particulièrement dans les contrées où les sociétés sont majoritairement musulmanes, Karima Bennoune a recueilli les témoignages de celles et ceux qui luttent contre la terreur d’essence religieuse islamiste. Il est bon de connaître leurs histoires.

“Karima Bennoune: the invincible resistance to Islamist fundamentalism”

France Culture

Karima Benoune – “Our Ancestors Would Have Killed All These Women:” The Meanings of Jihadist Rape in 1990s Algeria

July 05, 2018

Rape and sexual abuse in armed conflict, such as that which occurred in Algeria during the 1990s at the hands of non-state armed groups, have come to be recognized in international law as among the gravest crimes. As noted by successive UN Special Rapporteurs on torture, such treatment constitutes a form of torture, a jus cogens violation of the highest level norms of international law. As recently reiterated by the Security Council Resolution 2106, it may constitute a war crime, a crime against humanity or even an act of genocide. All too often, as was the case in 90s Algeria, such abuses are accompanied by the offences of forced marriage, forced pregnancy and systematic sexual slavery. In addition to the normative advances in our understanding of these all-too-common practices, there have been some important procedural advances in combating wartime rape. For example, while they had historically failed women victims almost entirely, international tribunals have begun to prosecute cases of sexual abuse in armed conflict in certain country situations (though, sadly, never for matters arising out of Algeria’s 1990s trauma). Yet, despite the international prosecutions that have taken place sexual violence in armed conflict in many regions of the world carried out by male perpetrators of many nationalities, ideologies and religious heritages remains a widespread scourge, and – as in Algeria – impunity and silence remain the rule rather than the exception.

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Contre le terrorisme et l’intégrisme, les luttes populaires

July 04, 2018

Photos from Karima’s First French Book Tour in March 2018

May 16, 2018

Librairie Le Divan, Paris

Presenting “Your Fatwa” at the invitation of feminist activists in Marseille

Honored to share the book with Nathalie Perrin-Gilbert, Mayor of the 1st District of Lyon, France


J’ai voulu offrir une tribune à des gens qui n’en ont pas

March 23, 2018

Originally published at www.elwatan.com by Nadjia Bouzeghrane

Pour présenter et faire connaître son livre, édité en France en octobre 2017, Karima Bennoune a effectué une tournée en France qui l’a conduite à Lille, Lyon, Marseille, Paris et Rennes grâce au réseau associatif progressiste. L’éditeur a indiqué qu’il n’y a pas eu de répondant de la part des médias français auxquels il a envoyé un exemplaire du livre, alors que certaines librairies ont refusé de recevoir l’auteure.

Nous l’avons suivie à Rennes et à Paris. A Rennes, elle est intervenue à l’institut de Sciences politiques à l’invitation du Mouvement de la paix. A cette occasion, Roland Nivet, coordinateur du mouvement de la paix Bretagne, a rappelé la solidarité apportée aux militants de la démocratie et de la lutte anti-intégriste en Algérie pendant les années 1990 du Mouvement de la paix qui fête cette année son soixante-dizième anniversaire.

A chacune de ses rencontres, Karima Bennoune explicite les raisons qui l’ont amenée à faire ce travail, les conditions dans lesquelles elle l’a réalisé, tout en précisant qu’elle prend la parole en son nom personnel et non en qualité de rapporteuse des Nations unies, son livre ayant paru en anglais en 2013. L’écriture de ce livre repose sur trois objectifs, selon son auteure.

C’est d’abord un travail de documentation. «Il m’a paru important que la mémoire de ces luttes soit écrite pour qu’elle soit connue et ne se perde pas», dit-elle. A la féministe Ourida Chouaki, décédée il y a quelques mois, Karima Bennoune avait demandé quel souvenir faut-il garder de son frère, le syndicaliste Salah Chouaki assassiné par le GIA en 1994, «qu’on garde en mémoire que c’est le terrorisme fondamentaliste qui l’a tué», avait répondu Ourida.

En second lieu, pour susciter plus de solidarité avec les hommes et les femmes qui refusent le diktat des fondamentalistes. Elle donne l’exemple de Chérifa Kheddar, la présidente de l’association des familles des victimes du terrorisme qui a perdu son frère et sa sœur, assassinés le 24 juin 1996. «Elle vient d’être empêchée de déployer sa banderole à Alger par la police le 8 mars.

Ces personnes ont besoin de solidarité», notant que les fondamentalistes, eux, ont des structures, des moyens, des soutiens. e troisième objectif consiste à œuvrer à l’effacement des stéréotypes vis-à-vis des musulmans en apportant une autre vision, différente que celle véhiculée par les médias occidentaux.

«Tout le monde, aux Etats-Unis et en Europe connaît l’histoire de Oussama Ben Ladden mais combien sont ceux qui connaissent celle des résistants au fondamentalisme musulman ?» «Il faut aussi lutter contre les discours qui justifient le fondamentalisme musulman.» «Aujourd’hui en Occident, particulièrement aux Etats-Unis on est face à deux discours inacceptables.

A droite et à l’extrême droite, l’islam est représenté comme une religion intégriste. Une certaine gauche refuse de reconnaître la réalité de l’intégrisme qui instrumentalise la religion. En France, par exemple, on entend un discours qui fait l’apologie de l’intégrisme en utilisant la colonisation pour justifier l’injustifiable. J’ai voulu rejeter ces deux discours, trouver un juste milieu qui écoute les démocrates musulmans ou de culture musulmane.» Par conséquent, ce livre est «une petite contribution à un autre discours.

C’est une troisième voix portée par un discours démocratique reflétant la complexité de ces expériences menées par des musulmans pratiquants ou non». «J’ai voulu offrir une tribune à des gens qui n’en ont pas.» «Ce livre est un travail de militantisme.» «Nous devons travailler davantage la communication.»

«Il ne faut pas qu’on oublie les victimes du terrorisme.»

Aux Etats-Unis où elle vit, les Américains ne savaient pas, ne comprenaient pas et ne s’intéressaient pas ce qui se passait en Algérie durant la décennie noire. «ça me faisait de la peine que tout ce courage ne soit pas connu à l’étranger. Vingt ans après, j’ai voulu reprendre ce combat et le faire porter à l’opinion anglophone.

Il ne faut pas qu’on oublie les victimes.» «Je suis la deuxième génération de ma famille à militer contre le fondamentalisme religieux, à la suite de mon père Mahfoud Bennoune.» «Mon père, comme de nombreux démocrates algériens, n’a eu de cesse de dénoncer l’intégrisme islamique. Gravement menacé, il avait quitté la maison, mais il continuait à écrire, à faire des conférences.»

D’un point de vue méthodologique, Karima Bennoune a pris le parti de raconter des histoires qui, estime-t-elle, ont parfois plus de force qu’une analyse socio-politique. Les personnes qu’elle a rencontrées sont d’une grande diversité, allant de religieux à des femmes au foyer, des femmes actives, des féministes, des intellectuels et des artistes.

Comme, par exemple, la fille d’un imam, Aminatou Daouda au Niger, qui milite pour l’application de la Convention internationale contre les discriminations à l’encontre des femmes ; une militante pakistanaise à Lahore qui organise des manifestations contre la loi contre le blasphème, malgré les menaces qu’elle reçoit régulièrement ; une Iranienne, Roya Boroumand, qui a créé une fondation pour les droits humains en Iran portant le nom de son père assassiné, Abdorrahman Boroumand.

Elle cite aussi l’exemple d’un mollah libéral afghan, Syed Ahmad Hosaini qui dispense à Herat des formations pour la promotion des droits des femmes et s’oppose publiquement aux mariages forcés.

«Il m’accompagnait le soir après nos entretiens à mon hôtel pour me protéger, alors que lui-même courrait des risques sur sa personne.» Elle cite Lubna Hussain, journaliste soudanaise qui, avec d’autres femmes, avait refusé d’obéir à l’injonction d’interdiction de port du pantalon par les femmes. Elle a dû s’exiler comme d’autres activistes soudanaises .  Le titre du livre n’est pas anodin. «J’ai été influencée par un artiste pakistanais. Le titre vient d’une pièce de théâtre, Bulha, écrite par Shahid Nadeem.

Pour moi, cela représente l’esprit de résistance des personnes opposées au fondamentalisme musulman», explique son auteure . Le «ici» du titre «c’est partout». «Mon sujet, ce n’est pas la religion en soi, ce n’est pas mon domaine, ce qui m’intéresse c’est l’impact politique de mouvements politiques qui manipulent la religion et l’utilisent comme un outil politique. Je suis professeur de droit.»

Et de préciser qu’au concept islamisme, elle préfère celui de fondamentalisme musulman parce que le terme islamisme entraîne une confusion avec islam. «J’utilise la définition de la sociologue algérienne Mariame Helie- Lucas, fondatrice du Réseau Femmes sous loi musulmane qui a défini globalement les fondamentalismes comme des mouvements d’extrême-droite qui, dans un contexte de mondialisation,…manipulent la religion…dans le but de réaliser leurs objectifs politiques.»

Et «à un mouvement politique comme le fondamentalisme musulman, il faut des réponses politiques». «J’ai compris que c’est un problème pour lequel il faut une réponse internationale.» «C’est un des grands défis dans le monde.» «En France, on dit islamisme, je n’aime pas ce terme, il donne une justification religieuse au terrorisme.»

Les femmes en première ligne

Pourquoi toutes ces histoires ne sont-elles pas connues ? Pourquoi ne demande-t-on pas l’avis de ces personnes quand il y a des attentats dans un pays occidental ?, s’est interrogée Karima Bennoune. Parmi toutes les histoires rapportées dans le livre, toutes aussi importantes les unes que les autres, en voici deux  que nous rapportons. L’une vient du Mali et l’autre du Pakistan : en 2012, alors qu’elle se trouvait à Bamako, Karima est «très touchée par la situation des femmes dans le nord du Mali sous le joug des groupes intégristes du Mujao. ça me rappelait l’Algérie des années 1990».

M. Bodmar (un pseudonyme), professeur du second degré qui s’est retrouvé à la tête d’un lycée qui a été occupé par le Mujao, prend de grands risques pour que l’établissement continue de fonctionner et dispense un enseignement laïc à des filles et des garçons ensemble alors que le Mujao imposait ses règles aux habitants de la région. Il parcourait les 1200 km qui séparent Gao de Bamako pour aller percevoir son salaire.

Il décrit à Karima la vie quotidienne sous le règne du Mujao. Il a assisté à des flagellations, des mutilations de mains ou de pieds de personnes qui n’avaient pas respecté la loi des intégristes, pour pouvoir témoigner ensuite des exactions de l’organisation terroriste contre la population.

Karima lui a demandé pourquoi il retournait à Gao. «Ma présence fait naître de l’espoir chez mes élèves, je ne veux pas tuer cet espoir», lui a répondu M. Bodmar. L’autre histoire concerne Sabeen Mahmud, fondatrice du centre culturel T2F à Karachi. Sabeen Mahmud a défié le terrorisme pour défendre le droit à la culture et à la création.

Elle avait organisé une activité autour de la réappropriation de la technologie, une autre contre la loi punissant le blasphème. «Ce genre de risque nous devons le prendre, pour avancer.» «Le changement des mentalités ne se produit pas en un jour», a dit cette militante à Karima Bennoune. Le centre T2F est une contribution à la libéralisation de la société pakistanaise. Sabeen Mahmud a été assassinée le 24 avril 2015 par un djihadiste qui assistait aux activités du centre.

Pour Karima «elle a incarné l’un des vers du poète pakistanais Faiz Ahmed Faiz : ‘Les tyrans… ne peuvent éteindre la lune, donc aujourd’hui comme demain, aucune tyrannie ne triomphera’».  «Voilà pourquoi il faut multiplier les solidarités avec les luttes démocratiques contre tous les fondamentalismes dans le monde.

L’envoi de messages de soutien est un acte symbolique appréciable pour ceux qui sont sur le terrain. «C’est dur de vivre cela dans la solitude», dit Karima aux personnes venues l’écouter à Paris, Lille, Lyon, Rennes et Marseille. Il y a des réseaux musulmans progressistes qu’il faut aussi soutenir qui font un travail de déconstruction du discours fondamentaliste, avance Karima Bennoune.

Et elle cite la communauté Muslims for Progressive Values dirigée par la musicienne américano-malaisienne, Ani Zonneveld, qui travaille à une «alliance mondiale de musulmans ouverts». Lors d’une conférence de presse à Genève en juin 2014, ce nouveau «collectif de musulmans progressistes de toutes nationalités, toutes origines et tous courants religieux» a promis de «combattre les justifications théologiques de haine…à l’aide des valeurs progressistes (qu’ils pensent) être inhérentes à l’islam».

Citant une féministe nigérienne qui a confié à l’auteure que «chaque pas dans l’avancée des droits des femmes est un pas dans la lutte contre l’idéologie intégriste», Karima Bennoune relève que les femmes sont en première ligne, ce qui explique aussi qu’elles sont la cible privilégiée des fondamentalistes musulmans, elles qui symbolisent la transmission culturelle, la famille transmission, de la famille. Le plus grand chapitre du livre leur est consacré. Et elle reprend une autre citation, celle d’une féministe américaine : «Le féminisme c’est le contraire du fondamentalisme.»

Ce qui l’amène à dire devant l’auditoire invité par le Fonds des femmes en Méditerranée – qui accompagne, soutient des projets, met en lien des associations pour qu’elles soient une force, cette association soutient aujourd’hui 260 projets dans 19 pays du pourtour de la Méditerranée - qui marque ses dix ans d’existence, qu’elle a beaucoup appris des féministes. Ajoutant  : «Le féminisme m’a appris le réseautage. Les réseaux féministes internationaux m’ont beaucoup aidé à faire ce travail.»

Le chant des rêves brisés qui renaissent

Le livre de Karima Bennoune se termine toutefois par une vision optimiste de l’avenir, de «la jeunesse qui commence à prendre la relève», souligne-t-elle en conclusion de ses interventions orales non sans rapporter l’histoire de cette jeune Afghane de 19 ans, Noorjahan Akbar, fondatrice du mouvement Young Women For Change (YWC) qui avait en 2011 organisé des manifestations de rue contre le harcèlement sexuel à Kaboul à une période difficile en matière de sécurité. Les manifestantes ont été violemment prises à partie par une télévision et par des passants. Quand les policiers ont été témoins de cette hostilité, ils ont eux-mêmes distribué les tracts.

«Nourrir le rêve est le premier pas pour le faire advenir» et «l’optimisme est essentiel à la survie», a dit cette fille à Karima. Elle cite aussi une nouvelle primée, Le chant des colombes écrite en 2009 par des élèves du lycée Tafsuth de Tizi Ouzou. Inspirée d’une histoire vraie, cette nouvelle raconte la vie de Noor, une lycéenne de Boufarik, dans le triangle de la mort.

La jeune fille est contrainte de quitter le lycée après que des islamistes ont proféré des menaces à l’encontre de toute jeune fille poursuivant des études. Passant outre, la jeune fille est assassinée par un groupe armé. L’’histoire se termine quand même sur une note positive : «La nouvelle de la mort de Noor s’est répandue comme une traînée de poudre. Elle s’est répandue jusqu’aux régions les plus reculées d’une Algérie meurtrie.

Après la cérémonie funéraire, dans chaque village et dans chaque ville, les jeunes filles en pleurs ont entonné le chant des colombes et sont retournées à l’école par milliers.»  Ce «chant des colombes» ou «chant des rêves brisés qui renaissent» est «le chant de tous les militants pour la démocratie et la modernité dans tous les pays . Nous devons tous contribuer à raviver ces rêves brisés dont parlent ces élèves algériens car, comme ils l’ont écrit un rêve ne meurt jamais si d’autres lui redonnent vie», conclura Karima Bennoune.


Feminist Africa Journals

February 23, 2018

”Your Fatwa Does Not Apply Here is a compelling and inspirational book, one that will remain important for a long time to come.”

Full Review


PERSPECTIVE: Supporting Muslims who combat terror

November 25, 2017

Author, lawyer and peace advocate Karima Bennoune is known to readers who follow the Dayton Literary Peace Prizes, as her book “Your Fatwa Does Not Apply Here: Untold Stories From the Fight Against Muslim Fundamentalism” won the non-fiction award in 2014. Bennoune is a passionate teller of tales on behalf of people standing up to terrorism around the world, and has been back to Dayton since winning the peace prize — most recently early this fall, when she spoke to several hundred local high-school students about her work. We talked with her and today offer a condensed, edited version of the conversation. — Ron Rollins

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Dayton Daily News

Rencontre 05 11 17 Samia Messaoudi reçoit Karima Bennoune à l’occasion de la sortie de son livre Votre fatwa ne s’applique pas ici

November 05, 2017

Rencontre 05 11 17 Samia Messaoudi reçoit Karima Bennoune à l’occasion de la sortie de son livre Votre fatwa ne s’applique pas ici

Beur FM

Beur FM

« Votre Fatwa ne s’applique pas ici », les présumés musulmans aspirent aussi à la liberté

October 26, 2017

Karima Bennoune, professeur de droit américaine d’origine algérienne est allée à la rencontre de tous ceux qui luttent contre le fondamentalisme islamique, l’extrême droite des pays musulmans si mal compris dans les pays occidentaux.

LaCroix

LaCroix

SOIT DIT EN PASSANT: «Votre fatwa ne s’applique pas ici» !

October 26, 2017

Par Malika Boussouf

Nous parlions, il y a quelques jours, Cherifa Kheddar, la présidente de l’association Djazaïrouna et moi, de l’immense douleur que portent, en eux, celles et ceux des Algériennes et Algériens que la loi sur la réconciliation nationale aura anéantis. Qu’elle aura dépouillés de leur droit de voir, un jour, leurs bourreaux payer pour les crimes innommables commis contre les leurs. J’étais loin d’imaginer, alors que nous évoquions pour la énième fois l’urgence de tout mémoriser, que «Votre fatwa ne s’applique pas ici», titre de l’ouvrage de Karima Bennoune, avait été, enfin, traduit en français par un éditeur parisien. Mon amie Zazie Sadou, membre fondatrice du Rafd, le Rassemblement algérien des femmes démocrates, qui est toujours à l’affût du moindre élément susceptible de nous rappeler le serment prêté de ne jamais oublier les atrocités commises par les bouchers terroristes, s’est chargée d’alerter celles et ceux qui, comme moi, ne sont pas toujours connectés à ce qui se produit ailleurs et qui s’adresse implicitement aux compatriotes avec lesquels le contact n’est jamais rompu. A l’instar de Zazie, qui n’a, jamais, rompu son engagement à l’égard du pays et en faveur de cette démocratie dont un grand nombre d’Algériens se revendique, Karima Bennoune, la fille du célèbre anthropologue Mahfoud Bennoune, militant laïc émérite et ennemi déclaré des islamistes, n’aura de cesse de travailler à sensibiliser contre les dangers dont l’intégrisme musulman menace le monde. Professeure de droit international à l’université Davis de Californie, c’est d’abord aux Etats-Unis, il y a 4 ans, qu’elle a publié le produit de ses recherches et autres rencontres dans un monde musulman où elle recueille des témoignages bouleversants. L’islamisme a fait des ravages à travers la planète. Ne pas l’expliquer à ceux tentés de lui trouver une justification équivaudrait à cautionner des atrocités que rien ne devrait absoudre. Le minutieux travail d’enquêtrice, qui a pris des années à Karima Bennoune, mérite plus d’éloges. On y reviendra. Paru aux éditions Temps Présent, le livre sera en vente en France, à compter du 25 courant. M. B.

Algeria News

Ils résistent aux fondamentalistes islamistes

October 22, 2017

Ils résistent aux fondamentalistes islamistes Portraits de résistants avec Karima Bennoune, auteure de « Votre fatwa ne s’applique pas ici » (Temps Présent)

De Karachi à Tunis, de Kaboul à Téhéran, du Sahel à l’Asie centrale, des femmes et des hommes risquent leur vie pour combattre la montée du fondamentalisme islamiste. Karima Bennoune, fille de l’anthropologue algérien Mahfoud Bennoune -menacé de mort durant la décennie noire - a rencontré ces femmes et ces hommes, écrivains, artistes, féministes, enseignants, défenseurs des droits de l’homme qui, loin des caméras, résistent dans leur vie quotidienne à la peur et l’intimidation. On trouve leurs portraits dans son livre « Votre fatwa ne s’applique pas ici », publié précédemment aux Etats-Unis où elle vit et enseigne le droit. Ce livre est aussi « un coup de gueule » adressé à son camp, le camp des progressistes laïcs qui, trop souvent, minimise selon elle l’étendue et le danger de la radicalisation.

http://www.rfi.fr

Radio France International

How artists can heal – and heal others – after tragedy

May 26, 2017

I was interviewed for this article at the Christian Science Monitor:

While Europe and the West have seen an increase in significant terrorist attacks on cultural institutions, parts of the Middle East and Asia have long dealt with Islamist extremists targeting arts organizations, says Karima Bennoune, special rapporteur in the field of cultural rights for the United Nations. “What we’re seeing now is that what’s happened in certain countries for years has transposed to the international level.”

Like the attacks in Paris, the Manchester bombing was “a crime against humanity, a crime against people, and a crime against culture,” says Ms. Bennoune. “It’s part of a global pattern of attacks.”

In her book, “Your Fatwa Does Not Apply Here: Untold Stories from the Fight Against Muslim Fundamentalism,” Bennoune documents the experiences of many groups in parts of the Muslim world that have long fought back against attacks on the arts. In one case, a Pakistani theater director named Faizan Peerzada defiantly staged a performing arts festival two years after a previous event was targeted in a violent attack.

“It’s absolutely critical to continue cultural life and not to back off on concerts and public enjoyment of cultural life,” she says. “Just as culture and artists have been among the prime targets of extremists so, too, are culture and artists among the primary vehicles that we can use to defy these extremists.”

Christian Science Monitor

20th anniversary of the assassinations Leila Kheddar and Mohamed Redha Kheddar

June 24, 2016

June 24, 2016 marks the 20th anniversary of the assassinations by the Armed Islamic Group (GIA) of lawyer Leila Kheddar and businessman Mohamed Redha Kheddar, sister and brother Cherifa Kheddar, in Algeria. These terrible killings along with others in the “triangle of death” by the GIA (the ISIS of the day) would spark the founding of Djazairouna, the Algerian association of victims of Islamist terrorism, a few months later in 1996. Sadly, this story, which appears on pages 170-176 of Your Fatwa Does Not Apply Here, remains all too relevant today.

Please remember the Kheddars today, share their story on Facebook and Twitter and in your networks, and honor the courage of victims and their families.

The best memorial is to keep up the fight against fundamentalism and terror.

Photo courtesy of the Kheddar family.


Remembering the late, great Somali singer Saado Ali Warsame

January 25, 2016

An honor to take part in @mpvusa’s “celebration of life.”An honor to take part in @mpvusa's celebration of life.

 


Guardian lists Your Fatwa Does Not Apply Here as a book we should all be reading

December 14, 2015

Minna Salami, writing in The Guardian, listsYour Fatwa Does Not Apply Here as a book we should all be reading.

Karima Bennoune’s Your Fatwa Does Not Apply Here, is an important book for our times, tackling how women and men in the Middle East, north Africa and south Asia are fighting religious fundamentalism often risking their own lives.

Read “Feminism needs global voices – Here are eight books we should all be reading.”


Why ISIS Recruits Women And What Can Be Done About It

December 11, 2015

This is an interview I did with NPR about women being recruited by ISIS.

Originally posted at WBUR.


How the Right and the Left Are Getting San Bernardino Wrong

December 08, 2015

My piece in The Huffington Post:

…we have to declare all-out war on the political ideology of Islamism that motivated Syed Farook and Tafsheen Malik, while simultaneously standing firm against all attempts to discriminate against Muslims generally.

Read the rest at Huffingtonpost.com


Discussing Syrian Refugees

November 18, 2015

I was on ABC 10 News to talk about Syrian Refugees:

U.C. Davis law professor Karima Bennoune said families allowed in to the United States are put through an extensive background check. She said the one Paris attacker with a Syrian passport was almost certainly not a refugee, but from Europe like the other terrorists.

“Only one of the suspected perpetrators that we now know of was carrying this allegedly fake Syrian passport and all of them may well have been sort of home-grown,” Bennoune said. “We really have to step up and show generosity and courage and leadership while, indeed, taking the security issue seriously.”

The video can be found here: www.abc10.com


Peace Is Loud interviews Cherifa Kheddar, President of Djazairouna

November 15, 2015

Peace Is Loud has published an interview with the amazing Cherifa Kheddar, President of Djazairouna, whose story appears in Chapter five of Your Fatwa does not Apply Here. Read it a Peace is Loud.


At Dayton

November 10, 2015

With the 2014 and 2015 winners and runners up for the Dayton Literary Peace Prize, including the emcee journalist Nick Clooney (far left), Holbrooke Award winner Gloria Steinem (third from right), Phil Donohue who gave her her award (second from right) and 2015 non-fiction winner and human rights lawyer Bryan Stevenson (far right) to whom I, as last year’s winner, presented the award this year.

Photo Credit Andy Snow.

 It is not every day that you have the honor of being listened to by Bryan Stevenson (this year’s non-fiction winner) and the amazing Gloria Steinem (Holbrooke lifetime achievement award winner).

Photo credit Andy Snow


Q & A at Dayton Daily news

November 06, 2015

I recently did a Q & A at the Dayton Daily News

Q. Was it a surprise to you when you realized you wanted to write a book, or have you always wanted to write?

A. I have been writing off and on since I was a kid. I went through what I like to call a “sincere college phase” during which I wrote various pieces. “Your Fatwa Does Not Apply Here” was more than me just wanting to tell the stories of people facing incredibly frightening situations in order to stand up against fundamentalism and terrorism. I felt I had no other choice but to tell these stories and to capture the overall story of the bravery of Muslims standing up to Islamist groups in many countries — France, Senegal, Mali, Egypt, and more.

Telling these stories is the best way I knew to honor these intelligent, brave people using their wits to fight oppression and terror. It is a great honor to have done so, and to have had this book published.

Read the rest at The Dayton Daily News.

The Dayton Daily News has also posted an excerpt of Your Fatwa Does not Apply Here.

 


Coverage of a forum hosted by El Khabar in Algiers on December 9.

December 23, 2013

El Khabar, Algeria’s largest Arabophone newspaper, hosted a forum in Algiers on December 9 on Your Fatwa Does Not Apply Here: Untold Stories from the Fight against Muslim Fundamentalism. The event was attended by family members of a number of individuals whose opposition to fundamentalism is described in the book, including family members of Amel Zenoune-Zouani, A law student murdered by extremists for continuing her studies, of those to whom the book is dedicated. Also in attendance were the heads of two of Algeria’s major groups of victims of terrorism: Cherifa Kheddar, President of Djazairouna, and Adnane Bouchaib, President of Somoud, the collective of families of those who disappeared at the hands of the armed groups.

The forum drew widespread coverage in Algerian media, including an article in El Watan, the country’s leading Francophone newspaper, which is available at the following link, and which described Professor Bennoune’s book as “precise” and “courageous,” and Praised Her For Not Allowing Algerian Victims Of Terrorism To Be Forgotten.

Link to the article in French: SIAWI


Your Fatwa Does Not Apply Here named Booklist’s Editors’ Choice

December 17, 2013

Delighted that Booklist has included Your Fatwa Does not Apply Here on their Editors’ Choice List. See the full list at the Booklist Website


The Sunday Edition with Michael Enright

December 01, 2013

I was recently interviewed on CBC Radio. You can listen to it by visiting their website: The Sunday Edition with Michael Enright


Your Fatwa Does Not Apply Here on Booklist’s top 10 Religion & Spirituality Books

November 15, 2013

The Guardian on Your Fatwa Does Not Apply Here

October 28, 2013

“Mark Tran from The Guardian writes about Your Fatwa Does not Apply Here, including a video of me talking about why I wrote the book and other topics from the book. See it at The Guardian


Wole Soyinka Remembering Kofi Awoonor

October 07, 2013

Professor Soyinka delivered a beautiful and pointed tribute to Kofi Awoonor on September 27 at a gathering of Nigerian writers at the Freedom Park, Broad Street, Lagos:

These butchers continue to evoke the mandate of Islam, thus, we exhort our moslem brother and sister colleagues: Take back Islam. Take back that Islam which, even where it poses contradictions, declares itself one with the Culture of Learning, one that honours its followers as People of the Book, historic proponents of the virtues of intellect and its products. There is no religion without contradictions – it is the primacy of human dignity and solidarity that serves as arbiter. We call upon the fastidious warrior class of the intellect, steeped in a creative contempt and defiance of enemies of the humanistic pursuit…

Read the entire speech at Pambazuka News


World Affairs Council Interview

September 18, 2013

I was interviewed by the World Affairs Council about Your Fatwa Does Not Apply Here.

“Everyone knows Osama bin Laden, but the people who stood up to bin Laden are not known in the west,” she explained, “Behind every headline, there are lives of real people, families and communities that are deeply affected.”


The True Muslim Revolutionaries and Their Fight Against Extremism

August 29, 2013

Timothy Michael Law writes about Your Fatwa Does Not Apply Here for “The Daily Beast.” He says,

Even though they have never been as exciting to our tastes as those who shoulder rockets, nonviolent revolutionaries have been fighting for decades against the rise of Muslim fundamentalism. Karima Bennoune’s Your Fatwa Does Not Apply Here presents extraordinary stories from 286 interviews she held with “people of Muslim heritage” from 26 countries.

Read the rest at The Daily Beast


Interview with Fatma Zohra Boukhalfa

August 15, 2013

Chapter 4: To Speak Out and Die: Journalists Writing for their Lives - For those who were touched by the story of the Algerian journalists who survived the February 11, 1996 Armed Islamic Group bombing at Tahar Djaout Press House and still continued their work (from the opening of Chapter 4: To Speak Out and Die), here is one more testimony - from a woman journalist at Le Soir d’Algérie who lived through these events.

Download a transcript of the interview.


Djamel Derraza

August 14, 2013

Chapter 4: To Speak Out and Die: Journalists Writing for their Lives - One of the last crossword puzzles designed by Djamel Derraza before he lost his life in the attack.


Mohamed Dorbane

August 13, 2013

Journalist Mohamed Dorbane, who died in the bombing, was multi-talented, penning a beloved column, writing fiction and even drawing.

Mohamed Dorbhan


Le Soir

August 12, 2013

Chapter 4: To Speak Out and Die: Journalists Writing for their Lives - Here I am at the offices of Le Soir d’Algérie in July 2013, honored to be holding the newspaper’s archives from February 1996 which were kindly shared with me by the paper’s staff.


Dr. Mahfoud Bennoune

August 07, 2013

My father, who inspired the book.


www.mahfoudbennoune.com


Djazairouna Collage

August 01, 2013

Algerian women victims of the fundamentalist terrorism of the 1990s. Courtesy of Djazairouna.


The Grave of Leila Kheddar

July 24, 2013

Chapter 5: Growing Roses in the Triangle of Death - The grave of Leila Kheddar, one of the people to whom the book is dedicated, bearing flowers from the commemoration of the 17th anniversary of her assassination in June 1996 by the Armed Islamic Group in Blida, Algeria.


Mrs. Kheddar

July 24, 2013

Chapter 5: Growing Roses in the Triangle of Death - Mrs. Kheddar, mother of Cherifa Kheddar, mourns her children Leila and Mohamed Redha, at their graves in June 2013, on the seventeenth anniversary of their murder by the Armed Islamic Group. “I am glad at least I let my children live the way they wanted to.” The family mourns by continuing the fight against fundamentalism and for human rights in Algeria.


Interview in Publishers Weekly

May 17, 2013

Publishers Weekly interviewed me about Your Fatwa Does Not Apply Here. Read it at Publishers Weekly.